Que reste-t-il à sauver, au juste?

15 avril 2012 Posté par benji

Il faut sauver le pays, le système, sauver la France même, mais on doit se demander également ce qu’il y a vraiment à sauver? Une réflexion intéressante qui nous viens du blog Hashtable.

http://media.urtikan.net/wp-content/gallery/037-jiho/jiho-37-03.jpg

Oui, la France est foutue, complètement corrompue par idéologies étatistes et anti-libérales qui ont de véritables boulevards sur les ondes et dans la presse : regardez, des communistes ont régulièrement les plus belles tribunes, sans la moindre honte pour les catastrophes dont leurs idéologies mortifères sont responsables. Et le peuple, les médias et les gouvernants en redemandent.

Oui, la France est foutue à cause de sa caste politique lamentable, totalement étrangère à ce que subissent ceux qui l’ont élue. Cette caste ne connaît pas le peuple. Elle se gargarise de ce mot dans ses discours, mais elle ne le fréquente pas, n’a jamais eu ses problèmes (ou plus depuis si longtemps qu’elle les a totalement oubliés), vit sur un autre monde. Pire : elle est conseillée par des imbéciles et des larbins (avec cumul possible et fréquent) qui n’ont jamais été du peuple ou renieraient de toute leur âme en avoir jamais fait partie. N’entendant qu’un seul son de cloche (le leur), la caste politicienne dirigeante n’a jamais remis en question ni sa façon de penser, ni sa façon d’agir.

Oui, la France est foutue. Et elle est foutue parce que lorsque je le dis, clairement, on me répond : « eh bien, tu n’as qu’à partir ». Et lorsque je dis que, précisément, c’est ce que j’ai fait, on enchaîne sur « Eh bien tu n’as qu’à te taire », ajoutant ainsi le dernier des douze clous sur le cercueil français.

Car même silencieux, les analyses continuent de tomber juste (dernier exemple en date : l’immobilier, dont la bulle aurait dû éclater il y a déjà trois ou quatre ans,montre les signes évident d’un effondrement à venir), et la lente décomposition du pays continue de plus belle.

Oui, la France est foutue, confite dans un anti-libéralisme incohérent et assumé.

Car c’est bien joli de cogner comme des sourds sur le libéralisme, sur la liberté d’entreprendre, de créer, mais comme absolument tous les leaders politiques, tous les syndicalistes, tous les artistes, tous les journalistes, tous les chroniqueurs et même une partie des grands patrons eux-mêmes honnissent le libéralisme, on se demande exactement où il est passé. Tout le monde sait que le libéralisme est la pensée dominante, à tel point que tout le monde le fustige. Et dans le même temps, pas un candidat ne s’en réclame. Pas un journaliste. Pas un artiste. Pas un chroniqueur. Pas un syndicaliste. Zut. Pour un truc qui domine, c’est tout de même fort. Alors qu’a contrario, des gens qui se réclament du socialisme, de la sociale-démocratie, du communisme, du trotskisme, du corporatisme, là, on en trouve des pelletées aussi joyeuses que frétillantes.

Oui, la France est foutue, ayant trouvé la cause de tous ses maux.

Car c’est bien joli d’accuser les banquiers, les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris. Ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. Un nombre croissant d’individus qui auraient pu créer leur propre emploi avant d’en créer d’autres préfère n’en rien faire. Trop de risques, trop peu de gloire. Et puis, du côté des politiciens, si on ne veut surtout pas cliver lorsqu’il s’agit de syndicalistes qui paralysent le pays (ou empêchent des greffes d’organes, par exemple), si on ne veut surtout pas stigmatiser les uns ou les autres, parce que c’est mal, voyez-vous, en revanche, lorsqu’il s’agit de montrer un bouc-émissaire et que celui-ci s’appelle Banquier ou Riche, alors là, c’est open bar et tournée générale.

Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre, c’est :

« Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »

Ce Pays Est FoutuMa réponse : non. Non, non et non, vous ne sauverez pas l’Etat Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays. Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi voulez-vous sauver ça ?

Qu’y a-t-il à sauver ?

Un système d’assurance santé qui vous rembourse de 2€ pour des lunettes ? 100€ sur 1500€ d’implants dentaires ? Qui cherche par tous les moyens à taxer les trop gros, les trop faibles, les trop petits ? Qui vous prend 25% de votre salaire et vous culpabilise pour avoir mangé gras, salé, sucré ? Qui n’est pas foutu de sauver des vieux quand il fait trop chaud en été, des jeunes quand il fait trop froid en hiver ? Qui dégringole dans tous les classements et qui n’offre pas plus d’IRM par habitant que la Turquie ? Qui, tous les ans, crée des trous par dizaines de milliards d’euros, passant ainsi sur les générations futures avec un bulldozer à clous ?

Un système de retraite qui vous prend 10 à 20% de votre salaire sans assurance de pension future ? Qui laisse une pension misérable à des milliers de vieux travailleurs qui ont cotisé toute leur vie et se retrouvent dans la misère ? Qui creuse, lui aussi, le déficit par milliards tous les ans, là aussi au détriment total des générations futures ?

Un système d’assurance chômage qui n’a jamais permis de recaser les millions de laissés pour compte ? Qui n’a jamais réussi à mettre en face les demandeurs d’emplois et les entreprises qui recrutent ? Un système qui dépense maintenant des millions pour … faire faire son travail au privé ? Un système qui, lui aussi, creuse le déficit et danse la polka sur la bouillie de générations futures ?

Un magnifique enseignement normalisé, standardisé, produisant une purée intellectuelle toujours mieux moulinée et toujours plus facilement digérée par une cohorte plus grosse d’illettrés béats et incultes ? Une magnifique démocratie qui permet à des tanches diplômées comme ce fromage à pâte molle de Hollande ou ce chihuahua thermophile de Sarkozy de rempiler dans leurs médiocres ambitions, aux salaires qu’on connaît, sans avoir jamais prouvé qu’ils étaient capables de créer de la richesse (que du contraire, même) ?

Vous voulez sauver ça ? Et avec encore plus de collectivisme ? Plus de socialisme ? Plus de gentille redistribution des richesses qu’on ne crée plus ? Mais, vous voulez sauver quoi, au fait ? Vous voulez sauver un tel merdier ?

Concentrez-vous plutôt sur ce que vous voulez et pouvez vraiment sauver.

Ce pays est foutu, prenez en acte.

Source: Hashtable via leschroniquesderorschach

Et pour rester dans le positif… Un article qui va dans le même sens: « la France va dans le mur » publié par le journal latribune.fr.

Copyright Reuters 

Selon Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres, les programmes des deux poids lourds des candidats ne sont pas de nature à rassurer les marchés financiers. Il estime que toute augmentation brutale des dépenses sera très rapidement sanctionnée par les investisseurs.

La zone euro va-t-elle à nouveau être victime de la défiance des marchés financiers ?

Cette défiance est déjà perceptible vis-à-vis de certains pays fragiles. C’est le cas de l’Italie mais surtout de l’Espagne, en témoigne la récente et brutale augmentation des spread entre les taux espagnol et allemand à 10 ans.

Toujours placée sous surveillance négative de la part des trois plus grosses agences internationales de notation, la France est-elle également menacée ?

Au regard des programmes économiques et fiscaux des deux principaux candidats, pourquoi ne le serait-elle pas ? Le coût de la remise en cause de la récente réforme des retraites proposée par François Hollande est estimé à 5 milliards d’euros. Certes, c’est une goutte d’eau par rapport à l’endettement global de la France. Mais si l’on ajoute à cette mesure la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire, les créations massive de postes dans l’Education nationale, entre autres dépenses immédiates, la facture est très salée. La France va dans le mur.

Mais ces propositions ne sont-elles pas financées ?
Certes, mais il y aura un important décalage de trésorerie. Entre le moment où les dépenses seront engagées, a priori dès juin, c’est-à-dire hors loi de finances, et l’augmentation attendues des recettes fiscales dues à l’augmentation programmée de certains impôts touchant les plus aisés, la France continuera de vivre à crédit.

Le programme de Nicolas Sarkozy est-il plus à même de rassurer les marchés  ?
Pas vraiment. Compte tenu également de ce décalage de trésorerie, nous n’irons pas dans le mur dans six mois mais dans huit !

Les marchés financiers ne sont-ils pas capables d’intégrer la dimension politique de toutes les propositions récemment annoncées, en clair, qu’elles ne mettent pas en péril le retour programmé de l’équilibre des finances publiques ?

Absolument pas, et ce pour deux raisons. Pour certains acteurs du marché, la problématique française est une poule aux œufs d’or. Le lancement à la Bourse de Francfort d’un contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises à dix ans n’est de ce point de vue pas anodin.  Par ailleurs, il faut rappeler que 70% de la dette française est détenue par des non-résidents, des fonds d’investissements anglo-saxons et asiatiques qui n’ont pas du tout la même culture que nous. Pour ces investisseurs, le moindre coup de canif au contrat passé entre la France et les marchés est une aberration.

Résultat ?
Si les marchés financiers se crispent, je crains que le prochain projet de loi de finances soit des plus austères. Avec les conséquences sociales que l’on peut

Quelques lueurs d’espoir ?
La France n’est pas dans la même situation que l’Italie et l’Espagne. Sa consommation reste solide, ses créations d’entreprises sont dynamiques et un très grand nombre de secteurs affichent de jolies performances à l’international. Je pense par exemple à l’aéronautique, la pharmacie, la cosmétique..

Source: Latribune.fr

Cette entrée a été publiée dans actualité, crash bousier , économie et politique, infos et véritées sur, psychologie et manipulation. Bookmarquez ce permalien.

3 réponses à Que reste-t-il à sauver, au juste?

  1. Oui la France est foutue, et s’il ne tenait qu’à moi je demanderais asile dans un autre pays, pour l’instant rien ne me fait assez envie…

  2. Reblogged this on •·.·´RASleBOLisTan EnChaîNé`·.·• and commented:
    Je voulais vous faire suivre cet article, parce que je pense qu’il va vous intéresser. Moi je pense que la question méritait d’être posée : "qu’y a-t-il encore à sauver" ???
    Que cela ne vous empêche pas de dormir. Douce nuit mes amis !

  3. Bon je fais suivre, mais pas sur le pays des baffes, deux articles suivis, coup sur coup, ce serait abuser. Mes amis aiment bien que je me défonce un peu moi aussi sur le clavier… Et puis le Raslebolistan se prête bien à cet exercice…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s