Et pendant ce temps, Delanoë flambe 236 millions pour un toit

25 mai 2012 Posté par benji sous Argent et politique

La connerie à ce niveau, c’est terrible! Delanoé accumule les tares, et il arrive encore à nous surprendre avec une nouvelle débilité dont la France pouvait allègrement se passer! Le pire? Son parti le laisse faire!

© DR
Alors que la France est noyée sous les dettes, le maire de Paris va débourser une fortune pour édifier cette «Canopée» au-dessus du Forum des Halles.

Faisons taire tout de suite les critiques : le futur toit du Forum des Halles, dont la construction a commencé il y a quelques semaines, ne sera pas une vulgaire plate-forme en tôle ondulée. Comme vous pouvez le constater sur cette image, la «Canopée» sera une œuvre architecturale de premier plan, comparable, en termes de rayonnement culturel, au dôme du Taj Mahal et à la tour Eiffel. C’est du moins ce qu’espèrent ses promoteurs. Bertrand Delanoë la décrit comme «une immense feuille translucide ondoyant à la hauteur de la cime des arbres», le dossier de presse de la mairie de Paris évoque une «peau de verre qui laissera passer la lumière», et son concepteur, l’architecte Patrick Berger, assure que sa chose «mettra en résonance l’énergie naturelle et l’énergie urbaine». Le cœur des Parisiens en frissonne déjà.

L’ennui, c’est que leur portefeuille aussi. Aux dernières nouvelles, cette «feuille ondoyante» de 144 mètres sur 144 devrait coûter 236 millions d’euros aux contribuables de la capitale, l’équivalent du prix de 11 collèges flambant neufs ou, si l’on préfère, de 1 600 logements sociaux tout équipés. Même en défalquant la poignée de millions (une dizaine) consacrés à l’édification des quelques commerces et équipements publics attenants, cela fait lourd pour un toit. Et la facture risque d’enfler encore, car la pose de cette couverture géante au-dessus d’un espace où transitent chaque jour 800 000 personnes s’avère bien plus complexe que prévu. Le mode de construction imaginé au départ – pour ne pas gêner les boutiquiers, l’ouvrage devait être assemblé à terre dans le jardin d’à côté, puis mis en place d’un seul bloc avec des vérins – a en effet été abandonné au profit d’une méthode classique ; la structure a dû être rehaussée de 2,5 mètres pour des raisons techniques ; et l’on a découvert tar­divement que les piliers sur lesquels elle était censée reposer n’étaient pas assez solides.

Résultat : avant même de mettre la main au ciment, le groupe Vinci, désigné cet automne pour effectuer les travaux, a obtenu une rallonge de 40 millions d’euros (3 écoles communales) sur le budget initial. Et l’architecte a exigé un supplément d’honoraires de 28,8% (5,5 millions d’euros, 2 grandes crèches), au demeurant tout à fait illégal. Il est vrai que cet homme de l’art n’a pas hésité à flamber 1 million (10 000 Vélib’) pour la réalisation d’une maquette de travail à Vaires-sur-Marne (77). «Elle a été détruite au bout de quelques semaines sans que personne n’ait été autorisé à la voir», peste Elisabeth Bourguinat, pasionaria de l’association Accomplir, qui ferraille depuis des mois contre le projet. Pour couronner le tout, les coûts d’expropriation et de dédommagement des commerçants gênés par les travaux menacent de crever le plafond. La mairie y a déjà consacré 5 millions d’euros (2 bibliothèques), et elle confesse qu’il lui faudra débourser bien plus. Avant d’être un toit, la Canopée est un gouffre.

Mais au fait, à quoi sert-elle ? Eh bien, pour dire la vérité, pas à grand-chose. D’abord parce que le patio du Forum des Halles a toujours été à l’air libre, et qu’il n’y avait aucune raison objective de le recouvrir. «Pas plus que l’avenue des Champs-Elysées ou le parvis de Notre-Dame», soupire Jacques Boutaud, le maire vert du IIe arrondissement voisin. Et puis parce que cette étrange toiture ne couvrira de toute façon pas grand-chose. Elle partage en effet avec les vieilles cases du Club Med la particularité de ne pas protéger de la pluie. Afin que les fumées puissent s’évacuer en cas d’incendie, les services de sécurité ont exigé que la moitié de sa surface soit ouverte à tous vents. L’architecte a donc imaginé un système de lamelles inclinées à 50 degrés, joliment baptisées «ventelles». «La bonne nouvelle, c’est qu’on pourra voir le ciel de dessous», ironise Serge Federbusch, animateur du site Delanopolis et violent adversaire du ­projet Berger. La mauvaise, c’est que s’il pleut par grand vent, il faudra y circuler avec un parapluie. En cas de neige, ce sera plus tordant encore, des plaques entières dégringoleront sur la tête des badauds, on pourra faire des bonhommes.

Source: capital.fr

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Un commentaire pour Et pendant ce temps, Delanoë flambe 236 millions pour un toit

  1. pierre dit :

    donc si j’ai bien compris…c’est une nouvelle tour de babel….

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