Big Brother n’est pas celui que l’on pense

23 juin 2012 Posté par benji sous Big Brother/sécurité!

C’est toujours une information importante puisque nous parlons souvent ici de Big Brotheren avançant plusieurs noms qui reviennent inévitablement dont Apple, mais le plus grand représentant dans le domaine n’est pas forcément celui que l’on croit, et c’est toujours intéressant de connaître son nom: Acxiom!

Big BrotherS’il est bien une bête noire du monde 2.0 dans lequel nous vivons, c’est le respect, la protection de la vie privée. Quand on y pense, les grands noms de Google, Apple et autre Facebook reviennent sans cesse, mais ce ne sont certainement pas eux les véritables Big Brothers…

C’est le New York Times qui fait ouvrir les yeux à ces lecteurs. Il en connaît davantage que le FBI, le service des impôts, Google, Apple ou même Facebook. Ce « il » n’utilise pas moins de 23 000 serveurs pour récupérer et analyser les données de ses clients.  50 milliards de milliards de transactions, 500 millions de clients, dont la majorité des adultes américains et 1 500 entrées en moyenne pour chacun d’entre eux.

Cette organisation de l’ombre, il s’agit de Acxiom Corporation, unemultinationale multimilliardaire gigantesque base de données commerciale. Et sans que cela ne choque personne, Acxiom fait son chiffre d’affaire en vendant ses précieuses informations à n’importe qui en a les moyens. Et ceux-ci sont nombreux apparemment : un profit de plus de 60 millions d’euros en 2011.

Source: Gizmodo.fr

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Un commentaire pour Big Brother n’est pas celui que l’on pense

  1. galaad dit :

    Un peu d’apocalypse : vers un nouveau paradigme ontologique, spirituel et culturel.

    La conscience dans l’Univers ou l’Univers dans la conscience ?
    La conscience dans le cerveau ou le cerveau dans la conscience ?

    Voici deux questions qui paraissent irrationnelles pour un Occidental encore sous l’emprise de la « maya » ou de la « Māyā », la grande illusion « réiste » chère aux traditions orientales. L’adjectif « réiste » ne fait pas ici référence à un procédé littéraire qui consisterait à « chosifier », à l’intérieur d’un texte, mais à un ensemble de processus mentaux et psychiques (habituellement involontaires et inconscients) qui amène un individu, dit alors « non éveillé » (selon ces traditions), à considérer « les objets » des sens et le « monde », par extrapolation, comme ayant une existence « en soi » (selon la terminologie de la phénoménologie occidentale), comme ayant une « existence propre » et indépendante de la conscience qui les « observe ».

    Voici un peu moins de quatre millénaires (les études historiques divergent sur les dates), une poignée « d’initiés hindous » (suivi plus tard par les bouddhistes notamment) ont répondu à ces deux questions de manière diamétralement opposée au dogme matérialiste actuellement à la mode en Occident. Ces initiés présentent leur démarche méditative et métaphysique comme étant celle de « l’éveil », par opposition à celle répandue communément, surtout actuellement, en Occident, considérée a contrario comme celle de « l’ignorance » ou de l’emprise de la « maya ».

    Cette antique métaphysique assez « élitiste » de l’Hindouisme est à ne pas confondre avec les croyances religieuses populaires de l’Inde et encore moins avec ses parodies « théosophiques », « new age » ou autres, répandues en Occident et envahissant maintenant le Net (les définitions de Wikipédia concernant les notions de cette métaphysique sont presque systématiquement superficielles et lacunaires).

    Première approche du concept de « maya » ou de la croyance illusoire d’un « monde existant en soi ».

    Imaginons que j’observe une boule jaune (par exemple le soleil).
    Question : « Où » se trouve cette « boule jaune » ?

    Les diverses approches expérimentales de la physique nous ont démontré qu’elle (la boule) ne se trouve pas « dans l’espace », lequel ne contient que des particules nageant dans le vide (selon la version corpusculaire) ou une probabilité de présence quantique « d’autre chose » que cette « boule jaune » (selon d’autres versions physiques). L’observation physique, quelle que soit la théorie interprétative, n’aboutit en aucun cas à déceler cette « boule jaune » présente à ma conscience.

    Les rétines offrent, quant à elles, deux « images » séparées et sans relief ; par ailleurs, le « qualia » jaune y est absent.
    Les sciences cognitives relèvent ici la distinction entre « quanta » et « qualia » : la couleur jaune correspond physiquement à la fréquence (notion quantitative) d’une onde électromagnétique (ou de plusieurs), puis à l’activation de récepteurs rétiniens spécifiques traduisant cela en impulsions électriques (notion quantitative aussi), ensuite à l’activation du cortex et enfin de la structure neuronale, en des zones correspondantes ; les infos initiales sont ainsi traduites, par cette « chaîne quantitative », en une structure géométrique (notion quantitative géométrique) particulière du cerveau (lequel baigne dans « l’obscurité totale » de la boîte crânienne où règne donc l’absence de couleur) ; ces stades physiques successifs de l’info sont considérés comme des « quantas » ; à aucun stade du parcours physique de l’information décodée n’apparaît la « sensation jaune », dite alors « qualia », notion qualitative propre à la conscience et absente de l’observation physique de l’Univers et du cerveau.
    En observant cette boule, je ne « vois » pas en effet la « fréquence » (ou les fréquences) de la couleur de cette boule. Par ailleurs, si ce jaune était l’expression fidèlement représentative au niveau de la conscience de la fréquence d’une onde (ou d’un mélange), je devrais voir en jaune les rayons s’étendant entre la boule et l’œil et non uniquement à la surface de la boule elle-même.
    L’image « construite » au niveau de la conscience n’est ni la représentation correcte d’un phénomène physique (ni de la structure cérébrale comme présenté ci-après). Il s’agit d’une « construction originale » et non d’une représentation d’un être initial existant. Il ne s’agit pas d’une « représentation » mais d’une « création ».

    Cette « boule jaune », non présente dans l’Univers extérieur, ne se trouve pas non plus « dans le cerveau ». L’étude du système neuronal montre que les infos disséminées dans le cerveau ne sont pas regroupées synthétiquement en forme de « boule », laquelle serait en outre d’autant moins jaune que, dans la boîte crânienne, il fait « tout noir » (comme dit plus haut).
    Cette étude de la structure neuronale, intermédiaire physique ultime avant le passage à la conscience, montre que le cerveau ne présente non seulement pas le « qualia » jaune mais surtout est en discordance avec la conscience au niveau du « quanta » ; en effet, la forme prise par l’info est disséminée en divers endroits de la structure neuronale sans jamais y former une « belle boule synthétique en relief ». Il y a donc une réinterprétation (par un processus non physique) de la structure neuronale, intervenant « entre le cerveau et la conscience », pour « reformer » (à supposer que cette forme soit physiquement présente initialement) sinon pour « former » (originalement alors) cette « boule » à la conscience, d’une part, puis y associer de manière synthétique le « qualia » jaune, d’autre part.
    On remarquera aussi que la boule jaune apparaissant à la conscience n’est pas un « objet 3D » complet mais un objet « en relief » avec point-de-vue (ou point d’observation).
    L’expérience visuelle la plus première me montre, de manière évidente et indiscutable, que je ne suis donc pas conscient directement de la structure spatiale de mon cerveau, « évidence tellement flagrante » que l’on finit par l’oublier ; ce détail particulier (la divergence structurelle, formelle, entre l’info dans le cerveau et l’info à la conscience) fait partie des (nombreuses) infos qui ne sont pas contenues a priori dans la structure cérébrale elle-même (par définition) mais apparaissent malgré tout à la conscience (a posteriori lors de la méditation auto-réfléchie de la conscience) … puis en retour au cerveau, ultérieurement.

    Revenons enfin à cette boule jaune présente initialement à la conscience : elle ne se trouve, après recherche, ni « dans le cerveau », ni dans l’Univers « hors du cerveau» ; elle ne se trouve donc pas « dans l’Univers ». Incontournable.

    Conclusion : les a priori kantiens, notamment celui d’espace dans ce cas, ne sont dès lors pas des absolus et le « phénomène conscience » les transcende (certains objets formels de la conscience se fondent sur l’a priori spatial mais pas la conscience elle-même dans sa totalité).
    La relation entretenue entre le cerveau et la conscience n’est pas non plus de nature « spatiale », elle est autre ; tout au plus comporte-t-elle certains aspects liés (a posteriori, après analyse) à la notion d’espace.
    La conscience, dans son ensemble (car l’exemple de la boule jaune peut être réitéré avec tout autre élément présent à la conscience), ne se trouve pas « dans l’Univers » ; elle ne se trouve d’ailleurs pas « quelque part ».
    Cette constatation devient encore plus flagrante à propos des éléments de la conscience autres que les sensations visuelles ; notamment les émotions. Même si une émotion peut trouver sa correspondance physique dans une structure partielle particulière du cerveau, info comportant à ce stade cérébral des caractéristiques spatiales et géométriques, elle perd toute caractéristique spatio-géométrique en tant que « contenu » (ce terme est ici un abus de langage) conscient : la peur est-elle un polygone ? la joie a-t-elle des côtés parallèles ? … Les émotions n’ont pas de forme, ni aucune caractéristique spatiale (contrairement aux structures neuronales qui y sont associées) ; les émotions ne peuvent donc être, de toute évidence, « quelque part ». La conscience, laquelle est constituée de ces éléments, ne peut alors, elle non plus, se trouver « quelque part » ; à fortiori, la conscience ne peut se trouver « dans l’Univers ».
    Il serait vain ici de multiplier à souhait les « dimensions » physiques et géométriques des divers modèles d’Univers (démarche pertinente en recherche physique mais non en ontologie), la conscience n’est pas « spatiale » et la relation entre le cerveau et la conscience ne l’est pas plus.

    Tout ceci est évidemment très « gênant » pour le dogme matérialiste popularisé (sinon martelé « maçonniquement ») en Occident, principalement dans la culture scientifique académique durant ces deux derniers siècles … et ce, à l’encontre des divers grands physiciens, lesquels ne sont généralement pas adeptes des dogmes réistes.

    Pour éviter de remettre en question tout dogme matérialiste, présenté comme absolu, il est commun, chez les scientifiques et même en sciences cognitives, de considérer alors la « conscience » comme un « épiphénomène ». La relation causale fonctionnerait, selon cette hypothèse, à sens unique : du cerveau vers la conscience.
    Quiconque divergerait de cette position serait étiqueté de « spiritualiste anachronique réactionnaire » ; cette situation est le comble du « dogmatisme matérialiste aveugle ». L’emprise de la maçonnerie non-déiste sur l’intelligentsia scientifique occidentale peut expliquer, au moins partiellement, cette situation déplorable ; les dérives narcissiques individuelles liées à cette position (peu) philosophique font le reste.

    Cette hypothèse (la conscience considérée comme épiphénomène) est d’autant plus absurde, voire risible, que cette « boule jaune » évoquée plus haut, laquelle ne fait pas partie de l’Univers physique, a de toute évidence une influence causale vers le cerveau, puisque que nous sommes en train de lire un texte à son propos ! … texte concernant aussi le fait qu’elle diverge selon divers aspects de la structure cérébrale elle-même !
    Cette réflexion peut être répétée et approfondie à propos de très nombreuses informations qui ne sont pas a priori contenues dans la structure physique cérébrale mais pourtant bien présentes à la conscience. Il est possible de présenter des pages (pas de panique, pas ici !) d’exemples encore plus flagrants.
    Et pourtant, ces infos initialement exclues du cerveau et du monde physique finissent par se retrouver inclues dans un discours cohérent (je l’espère), au niveau physique. D’où l’existence d’une relation causale de la conscience « vers le cerveau ».

    Voici en corollaire de petites questions à méditer concernant le contenu direct et actuel de la conscience « instantanée » : « maintenant, suis-je conscient de mon cerveau … ou d’autre chose ? » ; « suis-je conscient de mes neurones … ou d’autre chose ? » ; si je regarde le soleil, « vois-je des neurones … ou une boule jaune ? ».
    Evidemment, je suis conscient « d’autre chose » que de mon cerveau. Et par définition, cette info ne peut être a priori contenue totalement dans le cerveau lui-même, puisqu’elle concerne « autre chose » et la relation associée.
    Quelle que soit l’approche physique du cerveau, ce qui est observé ou étudié sera systématiquement « autre chose » que le « contenu » de la conscience. Le contenu de la conscience n’est pas un phénomène physique.
    Une telle info ne peut être à priori contenue dans le cerveau, selon toute approche physique. Elle apparaît d’abord à la conscience (non présente dans l’Univers) puis, ensuite, elle devient une info neuronale susceptible d’activer un moyen d’expression (oral, écrit) jusqu’à se retrouver contenue dans le langage comme ici.
    Il existe dès lors, de toute évidence, une relation causale « de la conscience vers le cerveau ».
    Cette dernière déduction constitue un important « changement de paradigme » par rapport à l’impasse actuelle des dogmes matérialistes.

    On conclut ainsi à l’existence d’un processus intelligent « non physique » (il est aussi a-spatial) et « non conscient » (la conscience est un résultat du processus mais ne le connaît pas directement) qui relie le cerveau et la conscience selon une interaction causale à double sens (et non pas à sens unique comme le présente l’hypothèse réductrice de « l’épiphénomène »).

    Ce processus se classe alors dans une catégorie ontologique que le dogmatisme matérialiste a exclu a priori (et ceci selon une démarche qui n’a rien de rationnel) : il s’agit d’un être « nouménal non-physique inconscient ».

    Ce qui apparaît encore plus « déconcertant » (selon l’ancien paradigme) est le fait que ces infos (initialement non physiques et non inclues à la structure cérébrale), peuvent être transmises de la conscience au cerveau, puis au doigt qui tape sur la touche du clavier … alors que la conscience instantanée ne « voit pas » la structure neuronale sur laquelle elle a pourtant un certain contrôle. Le contrôle neuronal se fait ainsi « à l’aveugle » (du point-de-vue de la conscience).

    Ce n’est donc pas le « moi conscient » qui contrôle (lors de telles communications d’infos issues a priori strictement de la conscience) la structure cérébrale (laquelle « contrôlera » ensuite, en partie, le corps) mais un processus inconscient qui n’est pas non plus cérébral, ni même physique.
    Cette constatation est extrêmement dérangeante pour le narcissisme humain (correspondant au stade que la métaphysique orientale nomme « ignorance »), lequel tend à considérer le « moi conscient » comme omnipotent et origine causale exclusive des actes et paroles. La psychanalyse a déjà bien œuvré pour dénoncer ce narcissisme du « moi » ; ici est franchie une étape supplémentaire dans l’étude du psychisme humain.

    Une constatation évidente : la physique se révèle ici bien loin d’expliquer la conscience.

    Voici ainsi un beau « changement de paradigme », lequel devrait avoir à terme de profondes répercussions sur l’évolution culturelle de l’Humanité, surtout en Occident.

    Ici n’a été abordé qu’un « petit aspect » spatial de la conscience. D’autres considérations, notamment temporelles ou concernant les divers états de conscience ne peuvent être présentement développées.

    Cette catégorie ontologique omise par l’Occident (celle des êtres nouménaux inconscients et non-physiques, en relation causale à double sens avec le monde physique et la conscience) dérange énormément les dogmes matérialistes (clin d’œil ici à la réification littéraire !) car c’est à partir de l’hypothèse fondée sur l’a priori kantien d’espace vu comme absolu qu’ils ont nié l’existence de dieu. Il est, selon tout dogme matérialiste absolu, interdit d’admettre qu’un être ne faisant pas partie de l’Univers physique puisse avoir une influence causale sur celui-ci.
    Et pourtant, la conscience prouve le contraire !

    Le matérialisme et le réisme se présentent ici comme des dogmes irrationnels et non comme des démarches philosophiques rationnelles. Ils contredisent les faits les plus fondamentaux, les plus premiers, de la conscience, faits sur lesquels se base et se développe ensuite toute science.

    Cette courte péripétie historique (quelques siècles) a évincé du pouvoir une caste sacerdotale anachronique et arrogante, discutable et discutée, au profit des « maçons » mais au prix d’un lourd « abrutissement » matérialiste. Les sciences et techniques y ont trouvé un tremplin temporaire mais leur prétendue omnipotence actuelle devient socialement et écologiquement peu responsable (notons ici que la voie des pseudosciences l’est encore moins).

    Il existe une démonstration très « scientifico-mathématique » (assez « lourde » car tenant compte du fait que toute structure cérébrale étudiée n’est pas une donnée directe mais déjà une création psychique succédant à l’observation d’un cerveau par un cerveau ; cette démonstration reste toutefois amusante pour qui aime ce genre d’exercice) ; elle se base sur un emploi élargi de la notion de « fonction » (pas seulement analytique mais aussi synthétique), laquelle balaie définitivement toutes les hypothèses matérialistes et réistes.
    S’ensuit une inévitable fin définitive du « matérialisme philosophique », classé alors parmi les dogmes irrationnels superstitieux.
    Comme tout dogme, il a eu son rôle historique, rôle qui touche à son terme.
    Il s’agit d’un pas dans l’Histoire qu’auraient rêvé de vivre des personnages comme Platon … et bien d’autres.

    Les processus de réification n’en perdent toutefois pas totalement leur utilité (voir fin du texte).

    La « conscience dans l’Univers », une superstition réiste qui a fait son temps, une « maya ».

    « L’éveil » consiste à se libérer du dogme irrationnel selon lequel l’Univers serait l’origine de la conscience et la contiendrait, à se libérer aussi des tentatives réistes naïves qui cherchent à expliquer la conscience uniquement à partir des lois physiques.
    La « boule jaune », notamment, présente à la conscience n’est pas présente dans la structure physique de l’Univers ; cet Univers n’est donc pas tout. La physique, étudiant les lois de l’Univers, ne peut donc tout expliquer.
    Cette boule n’est pas non plus « ailleurs » (rendant vaine toute tentative explicative de la conscience selon de nouveaux modèles physiques spatio-temporels d’Univers) et pourtant, elle « est » ! Elle a même une influence causale sur la structure du cerveau.
    Elaborer de nouveaux modèles d’Univers (parfois assez originaux et d’un grand intérêt scientifique) ne change ainsi rien au problème puisque la relation conscience-cerveau n’est pas « spatiale ».
    Aucun de ces modèles ne peut être explicatif de la « conscience ». Les derniers modèles à la mode, comme ceux d’Univers holographique et de cerveau holographique, sont aussi des leurres en ce domaine car ils traitent des « quanta » et non des « qualia », notamment (outre d’autres lacunes). Par ailleurs, il est aisé de démontrer qu’ils sont truffés d’erreurs ontologiques grossières.

    Approfondissons la notion de « maya » sous le regard des processus psychiques et de l’ontologie.

    En suivant une réflexion semblable à celle sur la boule jaune, tout ce que l’on considère comme « objet » physique présent à la conscience s’avère en fait être « absent de l’Univers » ; ces « objets » sont des « leurres » qui ne sont présents qu’à la conscience.
    Ces leurres sont le résultat de processus psychiques (nouménaux non-physiques) donnant naissance à des sensations (conçues alors comme illusoires du point-de-vue physique) associées à des processus mentaux, aboutissant à la notion « d’objet ». Les processus psychiques de « réification » (sources de l’illusion de la « maya ») amènent ensuite à considérer, à tort, ces objets comme faisant partie d’un monde physique « réel » existant en soi, indépendamment de la conscience.
    Après dévoilement de ces divers leurres, l’Univers se voit ainsi « vidé » de tous ses « objets ». En effet, la réflexion sur la « boule jaune » peut être réitérée à propos des particules physiques, des « ondes » quelles qu’elles soient, ainsi que de tout ce qui fait partie d’un modèle quelconque d’Univers. Tous ces éléments sont des constructions mentales. Les créations des physiciens n’ont ontologiquement pas plus de valeur que celles des théologiens. La seule différence vient de leur intérêt pratique dans certaines situations concrètes. Leur pertinence s’arrête là. En tirer des interprétations ontologiques (voire spirituelles) est un écueil courant qu’il convient d’apprendre à éviter.
    Les relations entre ces « objets », ces formes psychiquement créées, font naître à la conscience, suite à un ensemble de constructions mentales associées, la notion « d’espace ». L’espace est, lui aussi, une création psychique apparaissant à la conscience, une création subjective (un aspect de la « maya »).
    Les études physiques concernant les phénomènes à grande vitesse (suscitant des considérations relativistes) aboutissent à la conclusion que les modèles spatio-temporels valables pour décrire cet hypothétique Univers ne sont pas euclidiens mais « pseudo euclidiens ». L’espace peut s’y transformer en temps et vice versa. « L’espace absolu » y apparait alors définitivement (confirmant l’ontologie) comme un concept subjectif, une création psychique. En fait, cette notion d’espace naît principalement de la sensation d’étendue (sensation visuelle, tactile et auditive) et d’autres impressions sensibles subjectives (direction, comparaison de formes et longueurs, équilibre corporel, mouvement, etc.).

    Cet « espace » ne fait ainsi pas non plus partie de la structure physique de l’Univers. L’espace est un « concept » présent seulement à la conscience. Tout comme la conscience elle-même, l’espace ne peut être considéré comme « inhérent à l’Univers ». Il est lié à la conception consciente de l’Univers ; il est un aspect de certains modèles d’Univers (même pas de tous puisqu’on peut imaginer des modèles strictement quantiques).
    L’Univers n’est donc pas « spatial ». L’a priori kantien concerne alors uniquement certains objets de la conscience (les formes principalement) mais pas un hypothétique « Univers en soi ».

    Les « deux côtés » du miroir doivent dès lors être considérés comme aussi virtuels l’un que l’autre ! N’en déplaise aux occidentaux adeptes de diverses versions du « réisme ». Les deux côtés du miroir sont des leurres, des créations psychiques.
    Pour un méditant oriental ayant atteint l’éveil, cette conception (inhabituelle en Occident) est évidente.

    Que reste-il alors de l’hypothétique Univers, « vidé » des objets et maintenant de l’espace (et par conséquent de la superstition substantialiste d’éther, notamment, supposée remplir cet espace) ?
    Il reste une structure quantique (et encore, les nombres sont-ils des objets réels ?) abstraite, a-spatiale. Cette hypothétique « structure quantique résiduelle » est inaccessible « en soi » mais seulement approchable par des modèles subjectifs : les divers modèles d’Univers, lesquels ne sont que des modèles, pas une hypothétique « réalité en soi ».
    Le statut ontologique de cette structure quantique est ainsi intimement lié au statut ontologique des nombres. Inutile de préciser que cette dernière considération risque de n’intéresser que très peu d’êtres humains et cela pour encore un bon petit temps.
    L’Univers hypothétique résiduel serait alors un être appartenant à une catégorie ontologique particulière : celle de l’être « nouménal physique inconscient ». Cette catégorie suffit, à notre stade culturel actuel, pour passer à l’étape historique suivante.
    Il sera temps ultérieurement d’approfondir le questionnement ontologique pour savoir si les nombres peuvent appartenir à plusieurs catégories ontologiques, parmi les trois proposées ci-dessous (en ce qui concerne la troisième, cela paraît être une évidence première).
    Là réside peut-être d’ailleurs cet aspect « magique » des nombres : leur capacité à lier diverses catégories ontologiques … Ils nous permettraient ainsi à la conscience d’avoir accès aux autres catégories (les deux catégories inconscientes).
    La physique a parié intuitivement sur la possibilité de lier la première et la troisième, ce qui lui a permis de faire un bond considérable durant ces derniers siècles.
    Certains mystiques ou autres savants évoquent la possibilité pour les nombres de lier la seconde et la troisième.

    Voici dès lors ces trois catégories ontologiques :
    1) L’être nouménal physique inconscient ; il est a-spatial (une approche non développée ici amène à le considérer aussi comme atemporel) ; il est approché par des modèles physiques quantiques auxquels s’ajoutent une multitude de modèles subjectifs y associant sensations et constructions mentales ; il est inconnaissable « en soi », le concept de « prakritti » de la métaphysique hindoue peut l’approcher, à condition de le débarrasser de toute tendance réiste.
    2) L’être nouménal non-physique inconscient ; la relation entre le cerveau et la conscience appartient à cette catégorie ; la spiritualité consiste à explorer cette catégorie sans tomber dans les illusions réistes (bon amusement !).
    Cette catégorie est très difficile d’accès. Elle demande une solide formation en ontologie.
    Un manque (sinon une absence totale) de considérations ontologiques amène le new age et les charlatans en tous genres de « l’occulte » à considérer cette catégorie comme un fourre-tout, pour y entasser une quantité invraisemblable de superstitions plus grotesques les unes que les autres.
    Cette situation déplorable, laquelle constitue une parodie lamentable de la spiritualité, vient surtout du fait que la science s’est concentrée presqu’exclusivement ces derniers siècles sur l’étude des « phénomènes physiques » et l’élaboration de modèles correspondants.
    La prochaine étape de la démarche scientifique sera d’explorer cette nouvelle catégorie ontologique et de débarrasser (avec sagesse) la culture humaine des élucubrations qui s’y sont engouffrées.
    La métaphysique orientale a déjà bien exploré cette catégorie mais selon des protocoles méthodologiques qui doivent être améliorés et éclairés par des démarches plus critiques.
    3) L’être phénoménal … conscient (par étymologie et définition) : la phénoménologie étudie cette catégorie depuis plus d’un siècle ; le bouddhisme et l’hindouisme depuis plus longtemps. Les sciences cognitives guidées par les sciences neurologiques permettent d’approfondir les connaissances liées à cette catégorie.

    Dans la métaphysique hindoue, la structure physique, inaccessible en soi, est approchée par la notion de « prakritti », bien que cette notion y soit mal définie et diverge selon les écoles ; elle est aussi souvent galvaudée dans les diverses versions de vulgarisation.
    Dans le bouddhisme madhyamaka, la notion de « vacuité des phénomènes » empêche de considérer cette structure comme ayant une existence propre distincte de la conscience ; elle n’existe alors que sous une forme dite « relative », comme étant la relation elle-même entre les « objets apparemment spatiaux » de la conscience, et n’ayant d’autre existence. Les connaissances liées à la première catégorie y ont souffert, en comparaison de l’essor occidental, de cette position dogmatique discutable (cette position sera d’ailleurs « discutée » dans des textes ultérieurs).
    La sagesse ne consiste pas à opposer ces approches mais à cerner leurs pertinences respectives.

    Univers dans la conscience ; cerveau dans la conscience

    Dans la métaphysique hindoue comme dans la métaphysique bouddhique, le fait de croire en l’existence en soi de l’Univers est considéré comme une forme « d’ignorance ».
    Pour ces métaphysiques, ce n’est pas « la conscience qui serait dans l’Univers » mais « l’Univers qui est un élément de la conscience », en tant qu’ensemble de sensations subjectives et de constructions mentales. L’Univers y est une « illusion », une « maya ».
    Selon la même réflexion, ce n’est pas le « cerveau qui crée la conscience » mais « la conscience qui crée le cerveau ».
    En fait, cette option reste réductrice. Réduction consécutive à une ontologie dualiste « matière-conscience » ou « matière-esprit ».
    « En fait », le « cerveau-objet » (« ceci n’est pas une pipe », comme disait Magritte) est un élément de la conscience mais, tout comme la conscience, ce « cerveau-objet » (ensemble de constructions subjectives mêlant sensations visuelles et constructions mentales) est le fruit d’un être (nouménal) appartenant à la catégorie ontologique intermédiaire, la deuxième, plutôt qu’une « création » de la conscience elle-même. Il serait difficile pour la conscience, laquelle n’a pas accès directement à la structure du « monde », d’en tirer des infos pour « créer ses propres objets ». Voir à ce propos les notions de purusha et purushottama en philosophie hindoue.
    Une extrême prudence s’impose dans l’approche des catégories nouménales, en rappelant qu’elles ne sont pas accessibles en soi. Les processus de réification doivent être en permanence inhibés lors de telles études, ils constituent une dérive mentale difficilement évitable ; tout discours à propos des noumènes frise le paradoxe et l’évite difficilement.

    Ces processus psychiques et mentaux de réification, qui entretiennent l’illusion du « monde », sont aussi fonctionnels dans les démarches abstraites et doivent y être surveillés.

    « L’éveil » consiste au départ à se libérer de la puissance des mécanismes psychiques de réification (rappelons encore qu’il ne s’agit pas ici de « réification littéraire ») pour dissiper au départ la superstition de « monde en soi » mais cet « éveil » ne se limite pas à cette superstition, il doit ensuite s’étendre à l’ensemble du fonctionnement psychique.
    Dans le Vedanta, les techniques qui amènent progressivement à cet « éveil » sont dites « techniques de sub-valuation ». Elles se développent au long d’un cheminement en plusieurs étapes.

    Métaphysique et politique planétaire

    Dès les origines de l’Hindouisme, les rares « éveillés » qui considéraient « l’Univers dans la conscience » constituèrent (avec d’autres privilégiés) la caste sacerdotale dominante, se consacrant aux activités intellectuelles et méditatives ; les « ignorants » qui considéraient « la conscience dans l’Univers » constituaient conjointement la caste laborieuse, dominée.
    La notion de transmigration des âmes fut bien concédée à la religion populaire pour appuyer l’organisation sociale en castes … mais dans la pratique, l’homme du peuple a (encore aujourd’hui) peu de maîtrise sur ses processus de réification. Il vit surtout « incarné dans le monde », avec toutefois un « aveuglement réiste » moins prononcé et généralisé qu’en Occident.

    On peut aisément comprendre que les processus de réification (aboutissant à considérer l’Univers et le corps comme réels, voire comme unique réalité) poussent plus à l’action qu’à la méditation.
    Par ailleurs, cela conduit à une forte identification au corps, vu comme le seul support de l’identité, et à son caractère éphémère. Quand la conscience est conçue comme étant « dans le cerveau » et une conséquence de son seul fonctionnement, la mort cérébrale est alors perçue comme provoquant inéluctablement la fin de la conscience.

    Dans la vision hindoue de « l’éveil », l’origine de la conscience est autre (un processus intelligent et créatif « nouménal non-physique inconscient »). Ce processus est vu comme ayant une potentialité fonctionnelle indépendante de la mort cérébrale (même si certains aspects de son fonctionnement sont intimement liés au fonctionnement cérébral lors de l’incarnation). Le fondement ontologique de la conscience n’y réside pas dans l’hypothétique « monde physique ». Les relations causales sont envisagées selon des considérations très différentes. Toute approche existentielle s’en trouve considérablement modifiée. Le rapport psychoculturel à la mort y devient fondamentalement différent.

    Les individus « réistes radicaux » sont, eux, plus portés aux activités « matérielles », lesquelles leur apparaissent comme seules porteuses de sens ; position résumée par le slogan naïf « on ne vit qu’une fois » (si l’on vivait trois fois, cela changerait quoi ?). Maintenue dans ce réisme psychique, une caste dominée devient aisément manipulable.
    Associée, comme aujourd’hui, à une situation économique et culturelle de monétarisation envahissante des rapports sociaux, ce « matérialisme-réisme » permet de faire de l’homme du peuple un esclave perpétuel, un zombie « producteur-consommateur » maintenu dans l’ignorance spirituelle … voire dans le « meilleur » des cas dans une liberté sensualiste illusoire de consommateur complaisant.

    Ces rapports de castes ont dirigé l’Histoire de l’Inde durant des siècles.
    Selon certaines traditions hindoues, les êtres « voués à l’éveil » naitraient exclusivement en Inde. Le reste du monde y est alors perçu comme un immense zoo peuplé d’êtres à l’apparence humaine mais au mental à peine plus évolué que celui du singe, des êtres primaires englués dans des superstitions réistes.

    Naissent à ce propos les deux questions principales suivantes, concernant la situation mondiale contemporaine…
    1. Une poignée « d’éveillés » hindous (ou des personnes ayant eu accès à des connaissances similaires) pourrait-elle avoir eu comme projet de maintenir « l’ensemble du zoo extérieur à l’Inde » (dans un premier temps) en une situation de « caste laborieuse dominée » sous l’emprise des superstitions matérialistes et réistes ?
    La pertinence de cette question s’est accrue durant ces derniers siècles en Occident, surtout depuis le 19ème.
    2. Existe-t-il actuellement des lobbies qui s’acharnent à répandre dans la culture planétaire, plus particulièrement en Occident, diverses versions (panthéistes ou proches) selon lesquelles la « conscience naîtrait dans l’Univers » et non « l’Univers dans la conscience » ?

    Concernant la première question, le Net fourmille de réponses dont la validité est rarement démontrée. Les dérives, souvent paranoïdes, anti-NWO y sont courantes et biaisent fortement l’étude. L’explosion de théories fumeuses à cet égard et le climat émotionnel conséquent jouerait même plutôt en faveur de tels lobbies politiques et/ou occultes qui en seraient les vrais bénéficiaires au détriment du citoyen. A supposer qu’ils ne soient pas les auteurs de la situation, il leur serait difficile de refuser cette perche tendue par l’idiotie populaire. Ces lobbies auraient même intérêt à entretenir eux-mêmes ce climat de peur plutôt irrationnelle (nés de nombre de mythes « anti-NWO »), outil éculé de la gestion des foules.
    Concernant la problématique plus particulière de la manipulation par les dogmes réistes, il ne serait pas impossible que les partisans et acteurs de ces projets de NWO soient eux-mêmes sous l’influence des superstitions réistes. Seraient-ils alors eux aussi les marionnettes d’instances plus discrètes ? La tentative ici de verser dans les interprétations paranoïaques est grande. Il semble que la sagesse ne nous y invite pas. La solution et l’avenir sont ailleurs.

    Concernant la seconde question, la réponse est « oui » ! Certains lobbies répandent, volontairement ou non, de sérieuses superstitions réistes.
    Qui principalement ?
    – La franc-maçonnerie non-déiste, surtout depuis la fin du 19ème siècle (le Grand Orient de France, etc.).
    – La théosophie dans son ensemble, dès HP Blavatsky, agent de la maçonnerie luciférienne occidentale, déguisée grossièrement en porte-parole de la sagesse orientale. Lucis Trust œuvre depuis, de manière obsessionnelle (jusqu’au grotesque), à propager toutes sortes de théories pseudoscientifiques qui cherchent à expliquer (très naïvement) les phénomènes spirituels à partir de phénomènes physiques : l’univers électrique, la superstition réiste « d’éther » (si l’espace ne fait déjà pas partie de l’Univers, un hypothétique « éther » encore moins, évidemment), etc.
    Sans oublier les incontournables « vibrations spirituelles » (Vibration de quoi déjà ? Ah oui, de l’énergie. Quel nouveau type d’énergie, non encore mesurée évidemment, aurait une mesure variable correspondant au concept de « vibration » ? On attend la réponse et on risque de l’attendre longtemps). Les occultistes de la fin 19ème ont surfé sur la vague de l’électromagnétisme conquérant et ont tenté d’expliquer tout, même la spiritualité, à partir des notions physiques de l’électromagnétisme. Les notions d’onde et de vibration étaient alors à la mode. Cette tentative aujourd’hui anachronique continue de faire les beaux jours des charlatans new age. Ils complètent la recette de nouveaux concepts physiques du moment comme les dimensions, l’espace-temps, l’éther ressuscité, etc.
    La démarche globale de cette supercherie consiste (volontairement ou non) à considérer le « monde physique » comme un absolu et comme fondement premier des phénomènes spirituels. En plus clair, la version de l’ignorance (l’Univers d’abord, la conscience ensuite) dans toute sa splendeur.
    Le mot « monde » est d’ailleurs omniprésent dans la religion de Lucis Trust (bonne volonté « mondiale », serviteurs « du monde », instructeur « du monde », etc.). Ces versions sont diamétralement opposées à la métaphysique authentique hindoue ; leur prétendue inspiration orientale est un leurre grotesque, de la supercherie « HPB classique ».
    – Le sionisme, qui remplace la quête spirituelle par la quête « bassement matérielle » de la « terre promise ».
    – Le mayanisme californien (de Calleman notamment) et sa « neuvième onde cosmique », base physique prétendue de phénomènes spirituels : qui adhère encore à ces niaiseries semées à tout vent jusqu’en 2011 ? Remarquons que le rythme de 18 jours bricolé dans le calendrier de Calleman n’apparaît dans aucune tradition amérindienne, pure invention new age. Mais cette élucubration prend tout son sens lorsque l’on se rend compte que cette « neuvième onde bricolée » devait se terminer en apothéose (sous les feux d’Elenin qui en a décidé autrement) le 28 octobre 2011, date du … centième anniversaire de la Statue de la Liberté, emblème maçonnique luciférienne financée fin 19ème par le Grand Orient de France. Tiens, tiens, quel hasard.
    – Les diverses versions du satanisme, popularisées surtout à partir de la Californie au siècle dernier, et œuvres d’anciens maçons lucifériens comme Crowley.
    – La scientologie … d’origine californienne, tiens ! Le précurseur mayaniste et collaborateur de Calleman, Lungold, était d’ailleurs issu de la scientologie. La pomme ne tombe pas loin de l’arbre.
    – Les divers dogmes matérialistes. Les dernières fantaisies du genre fleurissent plus particulièrement en Californie et notamment à l’Université de Berkeley, comme « l’émergentisme ». Un prochain « petit texte » (encore une tartine ?) exposera l’absurdité de ce dogme ; les « propriétés émergentes » n’étant évidemment pas « conscientes d’elles-mêmes », la conscience auto-réfléchie ne peut dès lors être une « propriété émergente ».
    – Liste non-exhaustive…

    Soulignons que les acteurs de ces lobbies ne sont pas forcément conscients de leur rôle historique ; ils sont souvent eux-mêmes victimes des superstitions qu’ils propagent.

    Le new age, quant à lui, consiste à noyer (généralement à l’insu des adeptes voire de leurs gourous) les éventuelles bribes de métaphysique orientale qui atteindraient notre culture dans un flot inepte de superstitions toutes plus farfelues les unes que les autres, constituant une telle parodie des traditions orientales qu’il est quasi impossible d’y trouver un chemin vers les approches métaphysiques authentiques. Ce mouvement multiforme, issu de la théosophie et entretenu par des lobbies associés, fonctionne comme bouclier protecteur de la sagesse orientale authentique en donnant à l’Occidental moyen un ersatz dont il se satisfait sans chercher plus loin.
    Le comble du ridicule dans le domaine est aujourd’hui atteint par des mises en scène douteuses, hologramme à l’appui, ou autres bricolages de vidéos bidons, comme, par exemple, Partage International, la secte de Benjamin Creme, digne successeur de HPB et des manipulations de la théosophie, en présente sur son site : « lumières étranges à Jérusalem », « cavalier vert », etc.
    Ces distractions de fête foraine (sans connotation péjorative ; le forain se présente comme un amuseur professionnel, non comme guide spirituel), dans la droite ligne des tentatives réistes naïves de la théosophie, seraient supposées devenir le fondement d’une prétendue spiritualité. Ahurissant.
    Si un hypothétique NWO tente de construire une nouvelle religion planétaire sur de telles farces, la crainte n’est évidemment pas la réaction adéquate. Il faudrait plutôt en pleurer de rire …
    Ce mythe syncrétique risible de « Lord Maitreya » ne constitue en rien une base pour l’avenir spirituel de l’Humanité. Il sert tout juste, pour une poignée de sectes, à vendre du vent à des personnes crédules, désespérées par l’absurdité de la culture matérialiste-réiste, développée en Occident depuis quelques siècles. Aucun bouddhiste ou hindou n’accordera crédit à de telles sornettes.

    A cette niaiserie new age s’ajoute enfin, cerise sur le gâteau, le concept très à la mode et « lumineux » à l’extrême de « librairie ésotérique » (comprenne qui pourra !?) … où vous trouverez les livres (tiens, les « sauveurs du monde » ne profitent pas d’Internet pour diffuser leur sagesse gratuitement, étonnant), à prix peu démocratique, de toute cette intelligentsia bienfaitrice.
    Cette voie s’avère ainsi se positionner comme diamétralement opposée à toute forme de spiritualité intelligente et authentique.
    Vivons-nous un temps de faux prophètes et charlatans ? Oui. Plus qu’avant ? Pas sûr.

    Réaction à cette situation

    Il devient urgent de faire prendre conscience aux Occidentaux que leur culture est maintenue à leur insu dans une suite de superstitions réistes mais aussi dans d’autres voies pseudo-philosophiques et pseudo-spirituelles, lesquelles ont comme principe de maintenir la version de « l’ignorance » (la conscience est dans l’Univers) à l’encontre de la version de « l’éveil » (l’Univers est dans la conscience).
    Pour les éventuelles personnes qui seraient déçues par les divers dogmes matérialistes, la diversion (la récupération manipulatrice) est assurée par le labyrinthe des superstitions new age.

    Il devient urgent de prendre conscience que les promoteurs du NWO, comme les altermondialistes anti-NWO, sont tous empêtrés dans la même galère.
    L’altermondialisme actuel se trompe de cible en s’attaquant naïvement, à la face visible du problème mondial, face qui est un effet et non une cause du malaise. La racine du problème est philosophique : l’Histoire n’échappe pas à cette récurrence.
    Les idées ont toujours été et seront toujours les briques de l’Histoire.
    Aucun mouvement anti-NWO ne lutte actuellement contre les superstitions réistes. Cette constatation interpelle peu de personnes ; pourtant le fond du problème est là et sa solution ne peut se dispenser de ces considérations.
    Le véritable « pouvoir mondial » est pourtant bien celui-là.
    Sans le vouloir, les activistes de tous bords ne font que cristalliser la situation. S’ils ne se libèrent pas eux-mêmes de ces superstitions, ils ne feront que tourner en rond dans leurs illusions.
    La problématique est bien plus profonde qu’une simple lutte entre NWO et anti-NWO.
    La problématique consiste à la base en une manipulation culturelle multiséculaire à grande échelle et très pernicieuse.

    Pendant ce temps, les « éveillés » hindous ou autres « comptent les points » et sourient.
    (Par pitié, ne mêlons pas ici à ces éveillés la superstition ridicule des « Maîtres ascensionnés » bricolée par la maçonnerie à partir d’un patchwork de traditions antiques et autres fantaisies, puis popularisée par la théosophie ; dérive schizoïde entretenue par la supercherie des techniques de channelling, à mille lieues de toute spiritualité.)
    Ces « éveillés authentiques » ne sont pas les auteurs de la situation mais parfois les complices passifs. Certains tentent un prosélytisme bienveillant envers l’Occident mais il reste encore globalement dans les fondements de leur spiritualité une base nécessaire de démarche personnelle, antinomique de toute démarche « missionnaire ».

    La situation actuelle tendrait par ailleurs à confirmer à certains de ces « initiés » que l’Occident est finalement cet immense « zoo » dont les habitants constituent (pour raisons « karmiques » ou autres) la « grande caste laborieuse planétaire » … à l’image des castes inférieures de la société traditionnelle hindoue.

    Il serait aussi judicieux de chercher à savoir quels lobbies participent à ce « lavage de cerveau » planétaire multiforme ?
    Chercher aussi à savoir qui dirige ces lobbies et si ces dirigeants sont conscients de la machination ou s’ils en sont eux-mêmes les dindons.
    Chercher à savoir qui seraient ces « initiés » qui tireraient les ficelles.
    Sont-ils encore hindous ?
    Ont-ils encore un quelconque contrôle ou attendent-ils un « signe du destin » ?

    Maintenant

    Certains objectifs premiers sont actuellement envisageables :
    – débarrasser la culture actuelle des superstitions réistes afin de poser les bases d’une spiritualité saine ; cela peut participer à gérer intelligemment le désespoir général consécutif à l’identification au corps et à son caractère éphémère ; cette position réiste est difficilement vivable dans une crise économique généralisée et place l’individu du peuple devant l’alternative dangereuse « désespoir fataliste/utopie extrémiste », comme cela risque de se produire prochainement en Europe ;
    – cela ôtera une bonne partie de l’emprise douteuse des religions traditionnelles et les obligera à reconsidérer de manière plus sage et constructive leurs divers dogmes et pratiques ;
    – cela ôte une bonne part de l’emprise des lobbies qui profitent de la détresse humaine ;
    – cela permet d’ouvrir le domaine spirituel à la recherche scientifique et à l’étude rationnelle de manière générale ;
    – ce dernier point permet, à terme, de faire le tri parmi la jungle des superstitions new age, conçues alors comme un formidable matériau d’étude de la psyché humaine ; quelques bribes d’hypothèses intéressantes (mais rares) mériteraient aussi d’être étudiées et développées ;
    – pour un début, ce sera déjà bien …

    Maîtrise intelligente des processus de réification

    Les processus de réification n’en perdent pas pour autant définitivement leur utilité ; « l’éveil » à leur propos ne les rend pas caducs. Ils restent efficients et utilisables à gré. En prendre conscience ne signifie pas un désintéressement envers « l’incarnation ». Simplement, « l’éveillé » n’en est plus esclave. Il se situe dans un contexte plus large que l’incarnation individuelle et éphémère, ce qui peut ouvrir son esprit à plus de sagesse.

    Voir à ce propos la proposition faite le 21.02.2012, seule date palindrome de l’année, de considérer cette date comme le début du débat planétaire interreligieux quant à la question : « La fin du monde ? ».
    Qu’est le monde ? (le texte présent donne des éléments de réponse).
    Quelle en serait la « fin », la finalité ?
    Le « monde » ne se limite pas à son caractère illusoire. Il est une « terre » d’épreuve et d’épanouissement de la psyché.

    Bien maîtrisés, les processus de réification sont d’une pertinence incontournable dans l’action : un sportif serait peu efficace s’il méditait en plein match sur le statut ontologique de la balle. Le joueur de jeu vidéo devient plus performant s’il laisse libre cours à ses processus de réification et s’il s’identifie à son personnage. On constate aisément qu’à l’extrême, s’il devient esclave de cette démarche, c’est la catastrophe psychologique et autre. C’est ce qui se passe culturellement et socialement dans l’Occident contemporain … et dans le « monde entier » par influence médiatique.

    Culturellement généralisées, ces réifications absolues, ainsi que les dogmes associés, ont produit une société orientée fortement vers la « connaissance matérielle » (même si la matière est une fiction et si les modèles physiques correspondants sont ontologiquement bancals) et le « progrès » technologique sans limite. Seul le monde et le corps y restent « culturellement » porteurs de sens. Toute déception « matérielle » incite alors les individus frustrés à chercher refuge dans la contreculture et l’irrationnel, puisque la culture « officielle » leur présente la voie dite rationnelle, dans leur cas, comme une impasse : produire et consommer ou être exclu « du sens de la vie ».
    Le new age s’engouffre dans la porte ouverte et y attire tous les déçus.
    Affamer le tiers-monde (et le quart-monde) puis chercher à présenter un « messie de l’estomac » et non de l’esprit, comme certaines sectes tentent de la faire (Partage International notamment) en y associant une religion délirante (et très dogmatique de surplus) comme la théosophie, en guise « d’opium du peuple », entre aussi dans cette nouvelle mouvance fallacieuse.

    Il s’agit là d’un immense danger de retour vers un obscurantisme généralisé, auquel le Moyen-Age n’aurait rien à envier. Les acteurs du Net y participent activement, volontairement ou pas.
    La « raison » nous a fait sortir de cet obscurantisme médiéval peu enviable. Les sectes et le new age, de par leur obsession à dénigrer tout ce qui se rapproche de la raison, sont un outil puissant pour nous y replonger.
    Ne tombons pas dans ce piège grossier.

    Décrédibiliser aujourd’hui la raison et la science officielle serait, historiquement, une catastrophe (sauf pour une poignée de prédateurs qui en tireraient profit ; c’est déjà le cas : théosophie, scientologie, etc.).
    La raison (intelligente et non dogmatique) a de tout temps, de Socrate aux Lumières, été l’outil de la lutte pour la libération et l’épanouissement de l’individu, à l’encontre du pouvoir et des manipulations dogmatiques.
    La science a fait son œuvre (elle continue à la faire) et ceux qui ont la chance aujourd’hui de bénéficier de ses apports historiques ne peuvent aujourd’hui la trahir.
    Il serait sage de dépasser tout « scientisme aveugle et dogmatique » qui s’empêtre dans le réductionnisme matérialiste et réiste. Il déroule de ce fait le tapis rouge aux pseudosciences, outils des sectes. Ces pseudosciences ne sont nullement une « ouverture d’esprit », au contraire. Elles constituent un retour à l’irrationnel et à l’arbitraire le plus cru, le plus fou et le plus irresponsable.

    Une sagesse future se doit d’utiliser les hypothèses matérialistes et réistes comme des outils conceptuels et d’action mais non plus comme des dogmes absolus, avec toutes les dérives « religieuses » et peu spirituelles que cela comporte.

    Explorer les trois catégories ontologiques ici présentées en utilisant les outils conceptuels et méthodologiques développés tant par les sciences « matérialistes » (lesquelles explorent préférentiellement la première de ces catégories) que par la phénoménologie (explorant plutôt la troisième catégorie).
    La deuxième catégorie ontologique (l’être nouménal non-physique inconscient) se présente ici comme la nouvelle « terra incognita » à explorer dans l’avenir.
    La tâche du 21ème siècle ne sera pas de « réintroduire les dieux », surtout pas selon les dogmatismes du passé, mais de les aborder comme projections psychiques pouvant être l’expression naïve mais révélatrice de « l’être nouménal non physique inconscient » d’une part et de « l’être nouménal physique (dont la partie cérébrale) inconscient » d’autre part.

    Evidemment, cette nouvelle aventure culturelle n’exclut en rien la poursuite de l’étude des deux catégories initiales selon les démarches habituelles.

    Si l’Histoire contemporaine pouvait jusqu’à présent apparaître comme un aboutissement (pour les optimistes) ou une impasse (pour les pessimistes), la porte qui s’ouvre ici montre qu’aucune de ces deux options n’est pertinente. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle et grande aventure planétaire.

    Ne laissons pas l’obscurantisme et l’irrationnel refermer cette porte entrouverte sur l’avenir. Esprit critique et vigilance intellectuelle s’imposent, alliés à une ouverture d’esprit qui n’est pas le « tout et n’importe quoi » des dérives new age et de leur dogmatique et irresponsable « lâcher-prise ».

    L’énigme du sphinx

    A titre anecdotique, voici une nouvelle interprétation, non exhaustive, de l’énigme du sphinx.

    L’histoire culturelle humaine en trois étapes.
    1) Une première approche, plutôt holiste mais limitée à un panthéisme cosmique immanent, serait quaternaire. La « substance du monde » s’y répartit en 4 catégories : la terre, le feu, l’eau et l’air. Autre démarche quaternaire et elle aussi immanentiste : le monde et ses 4 direction cardinales. Il en existe d’autres : le monde ayant souvent été associé au chiffre 4.
    L’alchimie et la théosophie ont tenté maladroitement d’y adjoindre, notamment par réification de la notion d’espace, une cinquième substance, l’éther, mais à y regarder de plus près, cette tentative aboutit inéluctablement à « substantialiser physiquement » des noumènes.

    2) Une deuxième approche, binaire celle-ci, lui succède : l’homme accède au concept de « transcendance ». La vision devient dualiste : l’immanent et le transcendant. Version hindoue : le saguna brahman et le nirguna brahman (bien que la métaphysique hindoue développe bien d’autres approches plus complexes). Le manifesté et le non-manifesté. Cette « mode » dualiste se décline aussi dans d’autres domaines comme l’esthétique (beau/laid) ou la morale (bien/mal).

    3) Une troisième approche, enfin, se base sur une approche ternaire de l’être, selon les 3 catégories ontologiques citées ci-dessus : le « nouménal physique inconscient », le « nouménal non-physique inconscient » et le « phénoménal conscient ».

    Amusant.

    A suivre …

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