Esclavage: Travail forcé chez un sous-traitant de Walmart

11 juillet 2012 Posté par benji sous Actualité généraleArgent et politique

Le pays de toutes les libertés, de l’ordre et la morale, du dollar et de la fumisterie généralisée, le pays des donneurs de leçon et grand justicier sur la planète comme dans la galaxie, ce pays a déjà été dénoncé pour des problème d’esclavage moderne, et une nouvelle affaire vient d’éclater avec Walmart, la plus grande chaine ce centres commerciaux du pays, le rêve américain en prend un sacré coup là…

Capture d'écran d'une vidéo publiée par la National Guestworker Alliance (Alliance des travailleurs immigrés), à propos de la grève des employés de CJ's Seafood.

Capture d’écran d’une vidéo publiée par la National Guestworker Alliance (Alliance des travailleurs immigrés), à propos de la grève des employés de CJ’s Seafood.

Une usine de transformation de produits de la mer est accusée d’avoir fait travailler des saisonniers 24 heures d’affilée. Sous la pression d’une association de défense des travailleurs immigrés, son principal client, le géant de la distribution Walmart, a fini par réagir.

En mai dernier, le service des urgences de la police a reçu l’appel paniqué d’une employée de CJ’s Seafood, une entreprise de transformation d’écrevisses de Breaux Bridge, en Louisiane. La conversation était confuse car cette femme ne parlait que l’espagnol. Lorsque la police est arrivée sur place, l’employée a nerveusement expliqué, sous le regard de son patron, qu’elle avait composé le 911 [numéro de la police aux Etats-Unis] par erreur.

Le lendemain, le propriétaire de CJ’s Seafood, Michael Leblanc, a convoqué la quarantaine de personnes qu’il emploie dans le cadre du programme de visas H-2B [accordés aux saisonniers]. La plupart d’entre eux vient du Tamaulipas, un Etat du nord du Mexique. Selon les témoignages de nombreux ouvriers, Michael Leblanc leur a alors expliqué que CJ’s Seafood était une entreprise familiale et que s’ils tentaient de causer du tort à la société en contactant les autorités, cela revenait à causer du tort à sa famille. « Il nous a dit qu’il connaissait des bons et des méchants au Mexique, raconte Ana Diaz, qui travaille comme saisonnière pour la société depuis plus de huit ans. Il a ajouté qu’il connaissait nos adresses, savait où vivaient nos familles et saurait nous retrouver. »

Suite à ces menaces, les ouvriers ont contacté la National Guestworker Alliance [Alliance nationale des travailleurs immigrés]. Ils ont expliqué qu’on les forçait à travailler 24 heures d’affilée, dans des pièces dont les portes étaient barricadées par des cartons et des palettes pour les empêcher de s’échapper. On les décourageait de prendre des pauses par des menaces de violence. Leblanc ouvrait régulièrement leur courrier, et il avait fait installer sept caméras de surveillance pour suivre leurs faits et gestes (les ouvriers vivent dans des caravanes installées sur le terrain de l’entreprise).

Source: courrierinternational.com

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